C'était le duel à distance, celui qu'il ne fallait pas rater, celui qui devait décider du sacre du meilleur championnat européen et celui qui a tenu toutes ses promesses, le duel de Manchester.
On s'attendait à ce que Manchester United ait du mal à venir à bout de Sunderland et que City balaie QPR devant son public et que ce match ne soit qu'une simple formalité mais dans le football, rien n'est acquis d'avance.
D'abord la routine
United pour avoir une chance d'être sacré champion devait l'emporter à Sunderland et poussé par son idole Wayne Rooney, les red Devils marquèrent rapidement. Les diables rouges ont ensuite assurer une totale emprise sur le match, Rooney touchant encore par deux fois les montants adverses manquant de peu d'aggraver la marque.
De son côté City a eu plus de mal grâce à une équipe de QPR très bien regroupée en défense. A force de reculer et de défendre dans sa zone, QPR ne put cependant pas retarder éternellement l'inévitable et avant la pause Zabaleta libérer le public des citizens. Comme d'habitude les 2 Manchester étaient donc en tête scénario banal...
Vers l'impensable
Scénario banal jusqu'à ce que sur une contre attaque Djibril Cissé surgisse peu après la mi-temps et égalise pour QPR sauvant ainsi son équipe à cette heure précise de la relégation. United devenait alors à nouveau champion. Malheureusement pour QPR, leur capitaine Joey Barton dont on connaît la réputation péta les plombs peu avant l'heure de jeu se croyant une fois de plus sur un ring. Coup de coude dans la carotide de Tevez, bequille à Aguero, carton rouge amplement mérité. Il laissa alors ses coéquipiers à 10. Avec plus d'une demi heure de jeu devant eux, il semblait évident que les citizens reprendraient l'avantage.
Pourtant c'est l'inverse qui se produisit envoyant le public de l'Etihad Stadium droit vers le cauchemar...
De l'impensable au miracle
Le scénario était déjà la absolument extraordinaire, que dire donc de la suite des évènements... Les joueurs de QPR furent exemplaires et se sont battus comme des beaux diables sur tous les ballons à tel point qu'au moment d'entrer dans le temps additionnel, ils menaient toujours au tableau d'affichage.
Puis vient la 92e minute et l'égalisation de Dzeko sur un corner qui permis aux supporters de redonner de la voix. Pendant ce temps le coup de sifflet final retentit à Sunderland et on voyait déjà les visages plein de joie se dessinaient sur Patrice Evra et les siens.
Mais... C'était sans compter sur le petit argentin Aguero qui envoya tout le public au paradis à la 93e minute en marquant le but du titre après une longue saison pleine de victoires.
Un scénario complètement impensable qui aura fait passer les supporters par tous les états. C'est ça la magie du football.
